Vidéo : Présentation de “Ravine l’espérance. Cette semaine-là à Port-au-Prince” à la librairie Olivieri

Le 25 février 2018.
Marie Christine Hendrickx, alliée du Mouvement à Montréal.
“Je suis allée au lancement du livre et les extraits entendus m’ont donné le goût de le lire dès que possible. Voilà tant d’années que nous entendons parler de la résistance et du courage des haïtiens, mais pour ceux qui, comme moi, n’y ont jamais mis les pieds, ça restait difficile à comprendre, à imaginer.
Les personnages de ce livre sont terriblement vrais et authentiques. Ils nous en apprennent vraiment beaucoup, sur la vie au quotidien, ses défis, ses dangers, mais aussi les rêves de chacun.  J’ai beaucoup  aimé Mickenson, si bon de nature, mais tous les autres aussi. Tante Vinila, si forte et si attachante; Maître Roche et Celom, si émouvants tout les deux;  Marylove si courageuse et si digne; Laurent, si sensible et engagé; Fati, si discrète et si présente en même temps.
Et bien-sûr la petite Jesula. J’aurai aimé en savoir un peu plus sur Alice !
Vous avez trouvé une formidable façon de faire vivre chacune des personnes, qui sont en même temps toute reliées les unes aux autres.
Haïti a maintenant plusieurs visages et de beaux visages !
Je vais parler de ce livre autour de moi et faire circuler mon exemplaire.”
 
Présentation du livre RAVINE L’ESPÉRANCE par Marie-Célie Agnant, auteure québecoise d’origine Haïtienne.
“Mon impression première à la lecture de ce livre, est qu’il s’agit d’un texte qui aspire à nous transmettre quelque chose d’essentiel. Il y est question, comme on le voit souvent en littérature, de transmission d’histoires familiales, d’histoires d’une communauté. On voit évoluer les familles, on assiste à leurs luttes quotidiennes pour la survie, on nous fait voyager au cœur des liens familiaux, et les liens entre les générations y occupent une place importante. Les liens entre le voisinage sont omniprésents. Le texte nous parle donc du tissu social. Il sous-entend donc un appel à la mémoire familiale, à la mémoire sociétale, ainsi qu’à la question identitaire et à sa construction. Au cœur de l’ouvrage, au cœur donc de la parole et des rapports qu’entretiennent les humains entre eux et, par extension, au cœur de l’écriture, se trouve donc cette notion de transmission.
Qu’est ce qu’on essaie au fait de nous transmettre dans ce récit? Il s’agit selon moi d’un appel très fort, un appel sans équivoque pour le respect de la dignité humaine. Ce qui me reste de cette lecture c’est une description de l’état de la dignité humaine, le texte nous fait sentir l’omniprésence de cette dignité mais nous fait comprendre aussi combien elle est mise à mal et de différentes manières, dans ce pays ou les inégalités dépassent l’entendement.”